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Une détention incompatible avec le bien-être des animaux

Posté par Az6 le 19 juillet 2011

n1kswvjn1.jpgLes animaux ne sont pas enclins à conduire une bicyclette, à se tenir debout sur la tête, à faire l’équilibriste sur un ballon ou à sauter à travers un cerceau de feu. Malheureusement, le choix ne leur est pas donné. Les dompteurs se servent de fouets, d’aiguillons électriques et de beaucoup d’autres procédés cruels pour les contraindre à faire ces numéros.

Les éléphants, les ours, les tigres et les autres animaux ne sont pas seulement maltraités par les dompteurs : ils souffrent aussi de solitude, d’ennui et de frustration extrêmes. Ils sont manipulés et entreposés comme des objets. Mois après mois, ville après ville, leur vie se passe dans une cage ou attachés à une chaîne, alors que dans la nature, les animaux sont actifs, ont un vaste territoire à explorer et entretiennent des relations sociales avec d’autres individus.

Une détention incompatible avec le bien-être des animaux
Les animaux de cirque sont généralement présentés en tournée 11 mois sur 12. Cela signifie que la majeure partie de l’année, ils sont détenus en captivité dans des conditions qui ne sont pas adaptées à leurs besoins essentiels.
Comment imaginer qu’un tigre ou un éléphant, animaux qui en liberté disposent de vastes territoires, puisse se contenter agréablement d’une minuscule cage de transport ou même d’un enclos aux dimensions trop réduites ?

Stress intense
Le rapport de One Voice consacré aux animaux dans les cirques, détaille, animal par animal, les différences qui existent entre la vie normale et la vie dans les cirques. Il en ressort que les actes les plus élémentaires, tels que se laver ou se déplacer librement ne sont pas possibles.

Ces conditions déplorables de détention ont des répercussions importantes sur les animaux. Déprimés, ils réagissent en adoptant des comportements stéréotypiques qui sont la marque d’un stress intense.

Parades effrayantes
De surcroît, les camions ne sont le plus souvent pas adaptés au transport des animaux. C’est pourquoi félins ou éléphants sont fréquemment entravés, ou laissés dans le noir le plus complet lors des arrêts, ce qui, là encore, les fait beaucoup souffrir.

Quant aux parades bruyantes dans les rues des villes, elles ne font qu’accroître le désarroi des animaux. Contrairement à ce que pensent les spectateurs, les animaux ne s’y habituent pas et souffrent à chaque fois, notamment en raison de la peur que leur créent la musique et les annonces.

Condamnés à perpétuité

Tous les animaux détenus dans les cirques ont des besoins spécifiques. Certains, comme les lions, ont besoin d’un climat chaud ; d’autres, comme les ours, d’un climat plus frais. Tous ont besoin d’espace, d’activités, de liens sociaux, d’eau et de nourriture en quantité suffisante. Dans les cirques, ils n’ont rien de tout ça. Ils sont enfermés dans des cages de transport ou des enclos étriqués d’où ils ne sortent que pour faire leur numéro.

Les lions souffrent du froid hivernal, tandis que les ours suffoquent dans la chaleur de l’été. La plupart des animaux bénéficient de peu de soins et d’attention ; la nourriture est souvent mal adaptée et en quantité limitée. Si le cirque s’installe dans un lieu ou l’approvisionnement en eau est difficile, les animaux ne sont plus lavés, leurs cages ne sont plus nettoyées et leur eau potable est rationnée.

Pendant la morte saison, les animaux restent dans des boxes de transport, des étables voir même dans des camions ou des remorques. Rares sont les cirques qui ont les moyens ou la volonté d’investir dans des abris adaptés qui ne serviront que quelques mois par an.

Cet enfermement a des conséquences physiques et psychologiques dévastatrices. Une étude américaine révèle que les éléphants captifs passent environ un quart de leurs journées à secouer la tête ou à se balancer compulsivement, tandis que les ours arpentent leur cage de long en large.

Faute de suivi vétérinaire spécialisé, beaucoup d’animaux ne survivent pas. La plupart des cirques, grands ou petits, sont impunément en infraction avec la loi et ne possèdent même pas les certificats de capacité attestant de la compétence du personnel.

Un gentil dompteur, ça n’existe pas
Aucune loi n’encadre les méthodes de dressage en France, et la punition physique demeure la technique la plus utilisée. Les animaux d’espèces rétives au dressage subissent un stress important. Certains doivent alors être drogués pour se montrer plus « coopératifs » ou mutilés pour ne pas représenter un danger pour le dompteur.

Et tout cela dans quel but ? Ces numéros artificiels n’enseignent absolument rien au public sur le comportent des animaux dans leur milieu naturel. De plus, les animaux sont le plus souvent décrits comme des bêtes féroces ou stupides, à la différence du dompteur, qui lui est « héroïque » ou « magistral ».

Rébellion
Pour peu qu’on leur en laisse l’occasion, ces animaux intelligents manifestent clairement leurs sentiments. Des éléphants, par exemple, ont à de nombreuses reprises piétiné leur dresseur et tenté de s’enfuir en dévastant tout sur leur passage.

Des vies de solitude
Lorsqu’ils ne sont plus utiles dans un cirque, les animaux passent le reste de leur vie enfermés. Ils peuvent aussi être vendus à d’autres cirques ou zoos, à des réserves de chasse, où ils seront tués « pour le sport » ou pour leur viande « exotique », voire à des laboratoires de recherche. Ils finissent souvent leur vie aussi misérablement qu’ils l’ont vécue, dans la réclusion, la souffrance et le désespoir.

Un commerce dépassé

Plus que le public prend conscience de la cruauté des cirques animaliers, ces derniers se voient restreint le nombre d’emplacements où monter leur chapiteau. L’utilisation d’animaux pour les spectacles a été déjà restreinte ou interdite dans plusieurs pays, notamment en Suède, en Inde, en Finlande, en Suisse et au Danemark. En Angleterre, les cirques qui utilisent des animaux ne peuvent pas occuper les espaces publics, et aux États-Unis, plusieurs localités ont déjà interdit les numéros d’animaux exotiques. 838411941.jpg

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Nouvel an chinois : l’année du Tigre sera-t-elle salutaire pour les derniers grands fauves ?

Posté par Az6 le 19 juillet 2011

Outre la Saint-Valentin, le 14 février marque le Nouvel an chinois et le début de l’année du Tigre. Alors que les communautés du monde entier célèbrent cette année prometteuse, le Fonds international pour la protection des animaux (Ifaw) tire la sonnette d’alarme quant à la forte augmentation du commerce illicite des produits issus du tigre. Un développement inquiétant, qui rapproche cette espèce déjà menacée de l’extinction.
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Il fut un temps où le nombre de tigres sauvages atteignait 100.000 individus en Asie : aujourd’hui, ils sont moins de 3.500.Les tigres sont confrontés à la perte de leur habitat et à la raréfaction de leurs proies, cependant, la plus grande menace pour les tigres sauvages demeure le braconnage ( En 1972, moins de 2000 tigres vivaient en Inde, pays qui en comptait encore 40 000 au début du siècle dernier.)
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La Chine, où le tigre est présent, interdit également l’utilisation des os de tigres à l’échelle nationale.
Ces interdictions sont inefficaces face à l’expansion du marché illicite des parties du tigre.

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Les corridas interdites sur la télé publique espagnole RTVE

Posté par Az6 le 30 avril 2011

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Après les Îles Canaries, dès 1991, et la Catalogne, en juillet dernier, c’est au tour de la RTVE d’interdire la corrida. Cette chaîne de télévision publique espagnole vient en effet de décider de mettre fin à la diffusion d’émissions dédiées aux spectacles taurins.

Pourquoi une telle décision ? La nouvelle charte déontologique de la RTVE, l’une des chaînes de télévision les plus importantes en Espagne, met en avant l’impact négatif que peuvent avoir les corridas sur les enfants, notamment la violence envers les animaux. Un argument hautement symbolique pour Claire Starozinski, la fondatrice de l’Alliance Anticorrida : « C’est la première fois que la violence des spectacles taurins est reconnue ».

Il est à noter que la RTVE, arguant d’un faible taux d’audience au regard des coûts de tournage élevés, n’avait pas diffusé de corridas depuis plusieurs mois. Cette prise de position de la télévision publique conforte les « anti-corridas …

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Viande de brousse : des animaux sauvages mangés jusqu’à l’extinction ?

Posté par Az6 le 10 février 2011

chimpanze12919w2501.jpgLa demande grandissante de viande de brousse menace de nombreuses espèces d’animaux sauvages d’extinction. Certaines d’entre elles sont déjà très mal en point, comme le chimpanzé et le gorille.

Certaines espèces d’animaux déjà menacées d’extinction ont toujours été chassées pour leur viande, dans différents pays d’Afrique noire. Elles représentent en effet une source de protéines pour les populations locales mais depuis quelques années, les amateurs d’exotisme (et dans le même temps, de risques sanitaires) sont de plus en plus demandeurs, que ce soit sur le continent lui-même ou bien à l’étranger.

D’après des recherches effectuées dans le bassin du Congo, 3,4 millions de tonnes de viande de brousse sont vendues chaque année. L’équivalent de 740.000 éléphants africains ou de 40,7 millions d’hommes. La plupart du temps, il s’agit d’antilopes et de rongeurs mais des animaux plus rares, comme des singes, peuvent également servir de repas.

L’étude a été publiée dans Mammal Review et fait part de son inquiétude : la malnutrition qui touche de nombreuses populations africaines entraîne en effet une nouvelle augmentation de la chasse et du braconnage des espèces menacées.

La disparition de certaines espèces d’animaux sauvages, en plus d’être dramatique en elle-même, entraîne un manque de proies pour les grands prédateurs comme le lion ou le léopard. Si elle n’était pas déjà une évidence, l’importance de trouver des solutions aux problèmes de sous-nutrition touchant les peuples d’Afrique est là-encore prouvée.

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Les tribus indigènes manifestent contre un barrage en Amazonie

Posté par Az6 le 10 février 2011

amazonieillustration24635w2501.jpgDes centaines d’indigènes brésiliens se sont rendus à Brasilia pour protester contre la construction de ce qui devrait être le troisième plus grand barrage hydro-électrique au monde.

Une pétition signée par 600.000 personnes proteste contre la construction d’un barrage hydro-électrique en Amazonie, le Belo Monte. Une telle construction endommagerait la forêt amazonienne, la plus grande du monde, et les indigènes sont convaincus que ce barrage n’apportera que « de mauvaises choses » à leurs tribus. La pétition demande au gouvernement d’abandonner ce projet de 10 milliards de dollars. De nombreuses personnalités se sont également jointes au mouvement de protestation lancé par des écologistes, comme Sting ou James Cameron par exemple.

Malgré ces protestations, le ministre brésilien de l’énergie a déclaré que la construction débutera prochainement, rapporte la BBC. Le leader des indigènes veut lutter contre le Belo Monte qui va « détruire leurs rivières, leur jungle et leurs traditions ». Il indique que si sa tribu doit quitter ces terres « il y aura la guerre et du sang coulera ».

Même si les autorisations pour la construction doivent encore être validées, le mois dernier, l’agence environnementale brésilienne a donné son feu vert pour dégager les terres à l’endroit où doit se dresser le barrage. En effet, la construction du barrage est considérée comme cruciale pour le développement : il créera des emplois tout en fournissant de l’électricité à 23 millions de foyers.

Si le Belo Monte voit le jour comme cela semble se dessiner il s’agira du troisième plus gros barrage au monde et il sera en mesure de fournir 11.000 mégawatts. Parallèlement, il jettera à la rue 50.000 personnes et 500 kilomètres carrés de terres seront noyées sous les eaux.

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Espèce menacée : un chat sauvage extrêmement rare repéré à Bornéo

Posté par Az6 le 16 janvier 2011

especemenaceeunchatsauvageextremementrarerepereaborneoillustrationcreditphotojimsanderson23426w2501.jpgLe chat bai de Bornéo, félin sauvage appartenant à une espèce endémique menacée d’extinction, n’avait pas montré signe de vie depuis 2003. Mais des scientifiques ont récemment repéré deux à trois spécimens, et réussi à les prendre en photo.

De la taille d’un chat domestique, les animaux dotés d’un pelage roux ou gris ont été observés dans les forêts tropicales de Bornéo, dans les hautes terres de l’Etat du Sarawak situé dans la partie malaisienne de l’île, rapporte Ouest-France. Les chercheurs ont repéré deux à trois chats lorsqu’ils ont récolté des images prises grâce à un appareil installé dans la jungle.

« C’est encourageant. Cette photo a été prise dans une forêt exploitée (…). Nous nous demandions si ce genre de zone pouvait accueillir des animaux sauvages, notamment d’espèces rares ou en voie de disparition », explique Wilhelmina Cluny, une scientifique travaillant pour le ministère malaisien de la Forêt, citée par le site du quotidien. Aucun chat bai n’avait été observé depuis 2003. Un cliché laissant apercevoir un félin avait alors été pris, alors que les chercheurs pensaient que l’espèce endémique s’était totalement éteinte.

A ce jour, l’espèce est encore très peu connue des scientifiques, qui s’ils savent qu’elle est menacée d’extinction, ignorent aujourd’hui si la population de chats bai est ou non en régression. Mais sur les images prises dans la forêt tropicale, les chercheurs n’ont pu que constater les dégâts engendrés par la déforestation, due notamment au développement sans cesse grandissant de la culture de palmiers à huile. Une situation régulièrement dénoncée par les associations écologistes, qui appellent les trois pays se partageant politiquement et administrativement Bornéo (l’Indonésie, la Malaisie et Brunei), à protéger ce qu’il reste de leurs forêts primaires.

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Malaisie : un chat doré d’Asie échappe à la marmite

Posté par Az6 le 9 janvier 2011

chatdoreasiatiquecreditphotokarenstout20261w2501.jpgLes autorités protectrices de la vie sauvage malaisiennes ont annoncé mercredi dernier qu’elles avaient secouru un chat doré d’Asie. L’animal, qui est une espèce rare, était pris dans un piège et destiné à être mangé.

Des villageois malaisiens ont alerté les autorités après être tombés sur l’animal captif. « Le chat était pris dans un piège utilisé pour capturer les sangliers sauvages. Nous étions cependant intéressés car ces chats sont très rares et sont en général chassés pour leur viande ou leur fourrure », a expliqué le chef du parc national de l’Etat de Selangor, Rahmat Topani. « Nous avons examiné l’animal : il est légèrement blessé à la patte droite. Nous attendons qu’il soit soigné avant de le transférer au zoo de Malacca », a-t-il ajouté.
Le chat doré d’Asie, un animal sauvage de taille moyenne, se rencontre difficilement. Il vit dans les régions allant du Tibet jusqu’à Sumatra car il préfère les forêts et les zones rocheuses pour chasser des oiseaux, de gros rongeurs et des reptiles. Il peut aussi attraper des proies plus importantes comme des bébés buffles. Le félin est aussi connu sous le nom de « chat de feu » à cause de sa fourrure qui tire vers le roux.

Les autorités ne savent pas combien il reste de ces félins à l’état sauvage. Elles ont néanmoins indiqué que leur nombre a fortement décliné ces dernières années suite à la perte progressive de leur habitat dans la région. L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), qui classait ce chat dans la catégorie « presque menacé », affirme que l’animal est sur le point de devenir « vulnérable » sur leur « Liste Rouge ».

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Chine : les singes rares du Guizhou menacés par l’activité humaine

Posté par Az6 le 9 janvier 2011

singeaunezretrousseillustration22685w2501.jpgSinge au nez retroussé (illustration)Située dans sud-ouest de la Chine, la province du Guizhou abrite comme le Yunnan voisin, des singes gris au nez retroussé, une espèce en voie de disparition. Protégés, ces animaux ont vu leur population augmenter au cours des dernières décennies, mais leur habitat naturel reste gravement menacé par l’activité humaine.

Comme l’explique Yang Yeqin, chef de la réserve naturelle de Fanjingshan, cité par l’agence Chine Nouvelle, ces singes ont à ce jour presque disparu de la province Guizhou, leur habitat étant désormais limité aux 260 kilomètres carrés qui leur sont consacrés au sein de la réserve. Depuis quelques années, il est devenu extrêmement rare d’observer ces animaux en dehors de cette zone. « Bien que la région montagneuse soit calme, l’activité humaine et sa pollution menacent ces singes (…). Aujourd’hui, de nombreux touristes viennent visiter la réserve naturelle. La pollution environnementale, de l’eau en particulier, représente une menace pour les singes », alerte Yang Yeqin. Pour faire face à cette situation, l’administration de la réserve a détruit un grand hôtel en 2009. Les déchets que produisait l’établissement situé au sommet de la montagne engendraient une grave pollution de l’habitat des singes.

Massés dans la zone limitée du parc, les singes sont par ailleurs menacés par les maladies contagieuses qui se propagent plus facilement lorsque la réserve est pleine. « Les singes au nez retroussé vivant en groupe, l’épidémie peut être très rapide et peut même menacer cette espèce », la plus rare des trois espèces de singes dorés vivant également dans les provinces du Sichuan, du Yunnan et du Hubei, explique Yang Yeqin.

C’est seulement dans les années 1980 que ces animaux ont été découverts par des chercheurs chinois. La population de singes au nez retroussé était alors estimée à seulement 200 individus. Après plusieurs années d’efforts pour préserver et repeupler l’espèce, le nombre de spécimens est à ce jour passé à 850 environ.

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25.000 hippocampes et des ailerons de requins saisis au Pérou

Posté par Az6 le 9 janvier 2011

25000hippocampesetdesaileronsderequinssaisisauperou23180w2501.jpgUne triste découverte a été faite dans un entrepôt situé près de l’aéroport international de Lima, au Pérou. 25.000 hippocampes déshydratés et des milliers d’ailerons de requins ont été retrouvés dans ce lieu appartenant à un ressortissant chinois.

Cette cargaison de 25.000 hippocampes et d’ailerons de requins retrouvée représentait d’après le ministre de la Production péruvien, Jorge Villasante, une valeur marchande de 210.000 euros. Les hippocampes ont été découverts à côté de quelque 200 kilos d’ailerons de requins, certains étant des spécimens juvéniles interdits à la pêche. Le chargement était éparpillé dans des ballots de plastique et réparti dans une cinquantaine de caisses qui devaient être expédiées par avion à Hong Kong.

Menacé d’extinction, l’hippocampe est protégé par la Convention sur le commerce international des espèces sauvages (Cites). Mais il est très prisé en Asie, pour ses supposées vertus médicinales ou aphrodisiaques. Au Pérou, la pêche de ces étonnants poissons est interdite depuis 2004, et les braconniers sont menacés de deux à cinq ans de prison.

Alors que le requin est lui aussi menacé d’extinction, la conférence de la Cites organisée en mars dernier n’avait accordé sa protection à aucune des quatre espèces qui lui étaient soumises. Le Japon et la Chine, en tête, suivis par la quasi-totalité des pays d’Asie, se sont fermement opposés à une régulation du commerce de l’espèce.
http://img0.maxisciences.com/hippocampe/25-000-hippocampes-et-des-ailerons-de-requins-saisis-au-perou_23180_w250.jpg

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Biodiversité : le Nord-Pas-de-Calais lance le premier conservatoire faunistique régional

Posté par Az6 le 29 décembre 2010

La région Nord-Pas-de-Calais a lancé mercredi 1er décembre le tout premier conservatoire faunistique régional (CFR) de France. Une initiative qui vise à recenser les espèces animales pour mieux les protéger et sensibiliser le public.

Ce CFR est né de l’initiative du Groupe ornithologique et naturaliste du Nord-Pas-de-Calais et du Conservatoire des sites naturels du Nord et du Pas-de-Calais. Comme le souligne Emmanuel Cau, vice-président du conseil régional, la région a vu de nombreux milieux naturels et espèces disparaître au cours des dernières décennies. Si ce déclin engendré par l’urbanisation, l’industrialisation, l’agriculture intensive comme par la pollution des eaux et des sols, n’a jusqu’alors jamais pu être endigué, « avec ce conservatoire faunistique, le premier du genre en France, nous avons désormais l’outil pour le faire ».

Le conservatoire permettra d’étudier la faune sauvage afin de recueillir des données naturalistes, les mutualiser, et ce dans le but final de mettre en œuvre des plans de conservation des espèces et de leurs habitats, « notamment en réintroduisant des espèces et en réaménageant des milieux naturels », explique Emmanuel Cau. Mais le CFR a également une vocation de sensibilisation du public quant à la menace qui pèse sur la faune de la région, en recréant « des liens hommes-nature ».

Le Nord-Pas-de-Calais abrite un tiers de la flore française et des reptiles, et notamment 60% des espèces d’oiseaux nicheurs et plus de la moitié des mammifères. Mais à ce jour, la région ne dispose plus que de 13 % d’espaces naturels sur son territoire, et dans les années à venir, c’est le quart des espèces animales de la région qui pourrait être menacé. La première action concrète du conservatoire consistera alors en la constitution d’un « référentiel faunistique de toutes les espèces actuelles et passées de la région, afin d’avoir une base de référence pour mettre en oeuvre la conservation », a précisé Emmanuel Cau. Une base qui devrait être disponible dès le début de l’année 2011.

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